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Afrique : Les compagnies aériennes devrait renouer avec la rentabilité en fin 2024 ( IATA)

L’industrie africaine du transport aérien devrait renouer avec la rentabilité d’ici fin 2024 (contre 2023 à l’échelle mondiale). C’est ce qu’a affirmé le vice-président régional de l’Association du transport aérien international (IATA) pour l’Afrique et le Moyen-Orient, Kamil Alwadhi, lors de son allocution au forum Aviation Africa, ce lundi 12 septembre 2022.

En juillet 2022, le trafic de passagers en Afrique, était à 73,8% de son niveau de juillet 2019 (la demande mondiale était à 74,6% des niveaux d’avant la COVID). De manière détaillée, la capacité était à 93,4% en Afrique de l’Est, 93,1% en Afrique du Nord, 63,5% en Afrique Australe (à cause principalement de la suspension des vols de South African Airways, et leur réduction de plus de 80 %) et +8,7% en Afrique de l’Ouest. 

Néanmoins, cette projection optimiste pourrait être freinée par plusieurs facteurs. Le premier c’est la hausse vertigineuse du prix du carburant. Depuis le début de l’année, celui du carburéacteur a atteint en moyenne 143 USD le baril. Cela signifie que les compagnies aériennes dépenseront 133 milliards de plus pour le carburant en 2022, comparativement à l’année dernière.

Le second obstacle c’est le blocage sur le continent des recettes des compagnies aériennes. Fin juin, plus de 1,3 milliard de fonds des transporteurs étaient piégé dans 12 pays africains. Le Nigéria a récemment débloqué 265 millions sur les 464 millions qu’il devait en date de juillet 2022.

« Nous exhortons les autres pays bloquant les fonds à suivre l’exemple du Nigéria, et à accélérer la libération complète de tous les revenus des compagnies aériennes qu’ils retiennent actuellement », plaide monsieur Alwadhi.

Le dernier fait qui peut ralentir la reprise du transport aérien en Afrique c’est le retard dans la mise en œuvre de la zone de libre-échange continentale africaine, et de ses piliers, à savoir le protocole sur la libre circulation des personnes, le passeport unique africain et le marché unique du transport aérien en Afrique (SAATM). 

« Pour que la Zone de libre-échange continentale africaine et le SAATM réalisent leur plein potentiel, ils doivent être totalement mis en œuvre. Cela nécessite une plus grande collaboration entre les gouvernements, qui doivent tenir leurs engagements » , avertit le vice-président régional de l’IATA pour l’Afrique et le Moyen-Orient. Actuellement, la connectivité inter-africaine est plus faible que celle entre l’Afrique et l’Europe. 

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